POEMES SUR LA NATURE

 

 
53.  Nos amis :  LES ARBRES

  

 
Un verger en fleurs au printemps

   Arbres de ma jeunesse, fidèles et vieux amis,
Vous êtes toujours présents malgré le temps qui passe
Rappelez-vous l'enfant qui à vos pieds a grandi
Et jouait dans vos bras ses parties de cache-cache.

 
Arbres de nos vergers, si nobles et généreux
Dont les branches se plient sous le poids de vos fruits
Vous aimez les enfants et les rendez heureux
Lorsqu'ils viennent croquer vos fruits tendres et mûris

 
Arbres couverts d'ombrages aux feuilles de velours
Arbres centenaires qui verdissez chaque année
Immobiles géants ! Quand le temps est trop lourd
Vous ouvrez vos grands bras, juste pour nous protéger.

 
Forsythias étoilés, magnolias princiers,
Cerisiers de l'Orient aux pétales éclatants,
Fleurs blanches de merisiers pour couronne de mariée,  
Quel défilé de mode quand arrive le Printemps !

 

 
Le soleil à travers des hêtres

Arbres, refuges élevés, où nichent les oiseaux,
Dont le doux chant célèbre : l'éveil de la nature.
Abri de pastoureaux qui veillent sur leur troupeau,
Adossés à vos troncs, vous inspirez leur muse...

 
Beaux chênes centenaires, rois des forêts par la taille,
Aux belles feuilles écarlates, quand arrive l'automne,
Immenses chênes chevelus aux glands sertis d'écailles,
Tilleuls argentés dont le duvet blanc frisonne...

 
Hêtres rouge foncés aux nervures à poils soyeux
Beaux sapins argentés aux cônes mouchetés de blanc,
Douglas sapins si doux, mémoires d'instants heureux,
Charmes aux branches tordues, à la stature si grande,

 
Saules pleureurs aux chatons garnis de cils dorés
Vous vous baissez à terre pour nous cacher vos larmes,
Peupliers grisards aux mille reflets argentés,
Larges pins parasols qui chantent dans le Mistral,

 
Cèdres d'Himalaya aux belles branches étagées,
Antiques Séquoia aux anneaux millénaires,
Catalpas aux fleurs tigrées comme les orchidées...
Frères silencieux, vous êtes l'ombre de nous-mêmes !

                            (Jean-Claude Brinette)

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Animation : Nos amis : les arbres
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 54.  Le souffle d'un roseau - (Henri de Règnier 1864-1936)

 

Un petit roseau m'a suffi
Pour faire frémir l'herbe haute               
            Et tout le pré
            Et les doux saules
Et le ruisseau qui chante aussi
Un petit roseau m'a suffi
            A faire chanter la forêt

 
Ceux qui passent l'ont entendu
Au fond du soir, en leurs pensées
            Clair ou perdu,
            Proche ou lointain...
Ceux qui passent en leurs pensées
L'entendront encore et l'entendent
            Toujours qui chante.

 
            Il m'a suffi
D'un petit roseau cueilli
A la fontaine où vint l' Amour,
            Sa face grave
            Et qui pleurait,
Pour faire pleurer ceux qui passent,
Et trembler l'herbe et frémir l'eau ;
Et j'ai, du souffle d'un roseau,
Fait chanter toute la forêt.

(Jeux rustiques et divers)

 

55.  La feuille au vent - (Antoine Vincent Arnault 1766-1834)

 

De la tige détachée
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu - Je n'en sais rien.            
L'orage a brisé le chêne
Qui était mon seul soutien
De son inconstante haleine.

 
Le zéphyr ou l'Aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon,
Je vais où le vent me mène,
Sans me plaindre ou m'effrayer ;

 
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de Laurier.

(Fables V, 16)

 

Seurat : Le Pont de Courbevoie - Londres

 

56.  La Pervenche  -  (Alphonse de Lamartine)

 

Pâle fleur, timide pervenche
Je sais la place où tu fleuris,
Au pied des monts, ton front se penche          
Pour mieux charmer nos yeux épris !

 
C'est dans un sentier qui se cache
Sous ses deux bords de noisetiers
Où pleut, sur l'ombre qu'elle tache
La neige des blancs églantiers

 
Une source tout près palpite
Où s'abreuve le merle noir ;
Il y chante et moi je médite
Souvent de l'aube jusqu'au soir.
O fleur ! que tu en dis des choses
A mon amour, quand je reviens,
Quand tu me parles à lèvres closes,
Et que mon coeur écoute le tien...

 

 
57.  Le langage des fleurs

 

Les fleurs :  Elles naissent dans un mystère
                    Et jaillissent de la terre,
                    Avec toutes les couleurs,
                    Elles apportent le bonheur...
 Les fleurs     
 
Dans la rosée elles s'ouvrent
Et le soir elles se couvrent,
Sans faire le moindre bruit
Pour s'endormir la nuit.

 
Elles cherchent le soleil
Qui passe dans le ciel,
Elles se gorgent de chaleur
Et adorent la douceur.

 
Elles invitent les abeilles
A boire dans leur stigmate,
Pour emplir des corbeilles
De pollens dans leurs pattes

 
Travaillant de longues heures
Elles emportent en leurs mains
Des grandes prairies de fleurs
Qui renaîtront demain...

 
Les fleurs ont un langage
Qui parle aux gens sages,
Pour leur dire en silence
Tout l'amour que l'on pense ...      
     
 
Nobles fleurs d'élevages
Qui font de longs voyages,
Petites fleurs des champs
Que ramassent les enfants.

 
        Elles viennent en visite
        Pour montrer qu'on existe,
        Elles consolent ceux qui pleurent
        Et fleurissent ceux qui meurent ...
 Les fleurs
 
        Si la vie est trop dure
        Va donc dans la nature.
        0uvre bien grand ton coeur
        Pour y mettre des fleurs

 
        Respire tous leurs parfums
        Sans y mettre les mains,
        Pour que même fanées,
        Elles reviennent chaque année ...  
Les fleurs

(Jean-Claude Brinette)

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Animation : Le Langage des fleurs
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